En 1989, la Nouvelle-Zélande, démocratie parlementaire membre du Commonwealth d'environ 3,3 millions d'habitants, est dirigée par un gouvernement travailliste en pleine réforme économique libérale et connaît un changement de Premier ministre.
🏛️ Politique
Le Parti travailliste est au pouvoir ; David Lange, Premier ministre depuis 1984, démissionne en août et est remplacé par Geoffrey Palmer, puis Palmer cède la place à Mike Moore en septembre 1990 (hors année). Le pays reste une monarchie constitutionnelle avec Élisabeth II pour reine. La politique antinucléaire du pays reste en vigueur depuis 1987, ce qui maintient la suspension de fait de l'alliance ANZUS avec les États-Unis.
⚖️ Économie et société
Les réformes néolibérales (« Rogernomics ») se poursuivent : privatisations d'entreprises publiques, déréglementation, forte hausse du chômage et économie en difficulté. La banque centrale adopte un cadre de ciblage de l'inflation à partir de la loi sur la Reserve Bank. Les revendications maories autour du traité de Waitangi prennent de l'ampleur, le Tribunal de Waitangi traitant de nombreuses plaintes.
🔬 Sciences
La recherche est restructurée dans le cadre des réformes : le DSIR et d'autres organismes sont réorganisés à la fin des années 1980, avec une logique de financement par contrat.
🎭 Culture
Le cinéma et la musique néo-zélandais se développent à l'international, avec une identité biculturelle de plus en plus affirmée, notamment par la valorisation de la culture et de la langue maories (le maori est langue officielle depuis 1987).
Événements marquants
- Le 8 août, David Lange démissionne de son poste de Premier ministre et Geoffrey Palmer lui succède.
Contexte de l'époque
- 1984–1990
Quatrième gouvernement travailliste, marqué par les réformes économiques libérales du ministre des Finances Roger Douglas.
- 1985–1987
Affaire du Rainbow Warrior, adoption de la loi de zone dénucléarisée et tensions avec les États-Unis.
- depuis 1975
Le Tribunal de Waitangi examine les griefs maoris liés au traité de 1840, ouvrant la voie aux réparations.