En 1989, le Nigeria, fédération de plus de 100 millions d'habitants, est dirigé par le régime militaire du général Ibrahim Babangida, qui conduit un programme de transition vers un régime civil.
🏛️ Politique
Le Conseil des forces armées (AFRC) de Babangida gouverne le pays ; la transition prévoit deux partis créés par l'État, le Social Democratic Party (centre-gauche) et la National Republican Convention (centre-droit), après l'interdiction des partis existants. L'interdiction de l'activité politique est levée en mai 1989 et une nouvelle Constitution est promulguée en vue d'un retour au pouvoir civil, alors prévu pour 1992.
⚖️ Économie et société
L'économie, dépendante du pétrole, est marquée par le programme d'ajustement structurel (SAP) lancé en 1986 : dévaluation du naira, libéralisation, baisse du pouvoir d'achat et hausse du coût de la vie. Des troubles liés à l'austérité éclatent en mai 1989, avec des manifestations étudiantes et urbaines réprimées, faisant des morts.
🔬 Sciences
Les universités publiques et instituts de recherche pâtissent des restrictions budgétaires liées à l'austérité, ce qui alimente la fuite des cerveaux ; peu d'informations précises sur des avancées datées de cette année.
🎭 Culture
La scène culturelle nigériane est dynamique : afrobeat de Fela Kuti, juju et fuji en musique, et littérature avec Wole Soyinka (prix Nobel 1986) et Chinua Achebe, tandis que l'industrie du cinéma vidéo émerge peu après.
Événements marquants
Aucun événement précisément daté connu pour cette année.
Contexte de l'époque
- 1985–1993
Régime militaire d'Ibrahim Babangida, qui renverse Muhammadu Buhari en août 1985 et dirige jusqu'à son retrait forcé en 1993 après l'annulation de l'élection de juin 1993.
- 1986–1990 environ
Mise en œuvre du programme d'ajustement structurel sous l'égide du FMI et de la Banque mondiale, dans un contexte de baisse des cours du pétrole.
- 1991
Transfert prévu de la capitale de Lagos à Abuja, dont la construction se poursuit à la fin des années 1980.