En 1871, les États pontificaux n'existent plus en tant qu'État territorial : Rome, dernier territoire du pape, a été annexée par le Royaume d'Italie en 1870 et en devient la capitale. Pie IX demeure au Vatican, se proclamant « prisonnier du Vatican ».
🏛️ Politique
Le pape Pie IX (au pouvoir depuis 1846) refuse de reconnaître l'annexion de Rome et garde une souveraineté spirituelle sans territoire reconnu par l'Italie. Le Saint-Siège conserve une activité diplomatique et des nonces. Le Royaume d'Italie, sous Victor-Emmanuel II, transfère sa capitale de Florence à Rome durant l'été 1871 et organise l'administration de l'ancien territoire pontifical.
⚖️ Économie et société
La population de Rome, d'environ 220 000 habitants, passe sous administration italienne ; le Saint-Siège dépend désormais surtout du denier de saint Pierre et des dons des fidèles.
🔬 Sciences
Les institutions scientifiques romaines, comme l'observatoire du Collège romain, voient leur statut modifié par les mesures de l'État italien ; les informations précises pour 1871 sont limitées.
🎭 Culture
Le catholicisme intransigeant reste très actif : les catholiques italiens sont invités à ne pas participer à la vie politique (non expedit), et le concile Vatican I, suspendu en 1870, reste inachevé.
Événements marquants
- Le 13 mai, le Parlement italien adopte la loi des Garanties, qui accorde au pape des prérogatives de souverain et une dotation que Pie IX rejette.
- Le 2 juillet, Victor-Emmanuel II fait son entrée officielle à Rome, qui devient la capitale de l'Italie.
Contexte de l'époque
- 1861–1870
Après l'unification italienne, les États pontificaux sont réduits au Latium, protégé par une garnison française jusqu'en 1870.
- 1870–1929
La « question romaine » oppose le Saint-Siège et l'Italie jusqu'aux accords du Latran de 1929, qui créent l'État de la Cité du Vatican.