En 632, Monte Albán, cité zapotèque perchée sur une montagne artificiellement aplanie dans la vallée d'Oaxaca (Mésoamérique), est encore une grande ville, mais elle se trouve dans la phase finale de son apogée (Monte Albán IIIB-IV), peu avant son déclin.
🏛️ Politique
La cité est la capitale d'un État zapotèque dirigé par une élite dynastique et sacerdotale, dont l'autorité s'étendait sur la vallée d'Oaxaca. Les sources écrites sont rares (inscriptions glyphiques brèves) et rien de précis sur les dirigeants de 632 n'est connu. Vers cette période, le contrôle centralisé semble se relâcher au profit de centres secondaires de la vallée comme Lambityeco ou Jalieza, mais la chronologie exacte reste discutée.
⚖️ Économie et société
La population urbaine, de l'ordre de plusieurs dizaines de milliers d'habitants au maximum de la cité, vit sur des terrasses résidentielles ; elle comprend élites, artisans et agriculteurs cultivant maïs, haricots et courges dans la vallée. Les chiffres exacts à cette date sont incertains. Les échanges avec Teotihuacan, dont une communauté d'Oaxaca existait dans la métropole du Centre, soulignent des liens commerciaux et diplomatiques durables, même si Teotihuacan est alors en crise.
🔬 Sciences
Les Zapotèques utilisent un calendrier rituel de 260 jours et un système d'écriture glyphique et de numération à points et barres, hérités des périodes antérieures. Des observations astronomiques sont attestées par l'orientation de certains bâtiments.
🎭 Culture
La Grande Place, bordée de temples, de palais, de terrains de jeu de balle et de tombes ornées de peintures murales et d'urnes funéraires en céramique, constitue le centre cérémoniel et politique de la ville.
Événements marquants
Aucun événement précisément daté connu pour cette année.
Contexte de l'époque
- vers 500–800
Monte Albán connaît sa période d'apogée urbaine (Époque IIIB-IV), avec une architecture monumentale et une forte population.
- vers 500–750
Le déclin de Teotihuacan, partenaire majeur, modifie les équilibres régionaux de Mésoamérique.
- vers 700–900
Monte Albán est progressivement abandonnée comme centre politique, les pouvoirs se déplaçant vers d'autres cités de la vallée d'Oaxaca.