En 2020, la Libye reste divisée entre le Gouvernement d'union nationale (GNA) de Fayez el-Sarraj, basé à Tripoli et reconnu par l'ONU, et l'est contrôlé par la Chambre des représentants et l'Armée nationale libyenne (ANL) du maréchal Khalifa Haftar. Le pays connaît une guerre civile internationalisée, puis un cessez-le-feu en octobre.
🏛️ Politique
Au premier semestre, l'offensive de l'ANL sur Tripoli, lancée en 2019, échoue : les forces du GNA, soutenues par la Turquie, reprennent l'ouest du pays, dont Tarhouna en juin. Un accord de cessez-le-feu est signé à Genève le 23 octobre, et un Forum de dialogue politique libyen s'ouvre en novembre sous l'égide de l'ONU. Fayez el-Sarraj annonce en septembre son intention de démissionner d'ici fin octobre, mais reste en fonction ensuite.
⚖️ Économie et société
Le blocus des terminaux pétroliers par les forces pro-Haftar, à partir de janvier, fait chuter la production d'hydrocarbures, principale ressource du pays, et provoque une grave crise financière. La levée du blocus est négociée à l'automne. La pandémie de Covid-19 s'ajoute aux déplacements de population et à la crise humanitaire.
🔬 Sciences
Aucune information fiable n'est disponible sur ce sujet pour 2020, hormis la réponse sanitaire limitée face au Covid-19 dans un système de santé affaibli par le conflit.
🎭 Culture
Aucune information fiable n'est disponible sur ce sujet pour 2020 ; la vie culturelle est fortement entravée par le conflit et les restrictions sanitaires.
Événements marquants
- Conférence de Berlin sur la Libye : les puissances impliquées s'engagent à respecter l'embargo sur les armes et à soutenir un cessez-le-feu.
- Les forces du GNA prennent le contrôle de Tripoli et de ses environs, l'ANL se retirant de la capitale.
- Signature à Genève d'un accord de cessez-le-feu permanent entre les deux camps libyens, sous l'égide de l'ONU.
Contexte de l'époque
- 2011–aujourd'hui
Depuis la chute de Mouammar Kadhafi en 2011, la Libye connaît une instabilité chronique, avec deux guerres civiles successives et une fragmentation du pouvoir.
- 2019–2020
L'offensive de Haftar sur Tripoli, soutenue par les Émirats arabes unis, l'Égypte et la Russie, est contrée par l'intervention turque aux côtés du GNA.