En 2020, l'Égypte, république arabe d'environ 100 millions d'habitants, est dirigée par le président Abdel Fattah al-Sissi et affronte la pandémie de COVID-19 tout en poursuivant ses grands projets économiques et sa politique régionale.
🏛️ Politique
Le régime présidentiel d'al-Sissi domine la vie politique ; des élections sénatoriales (août) puis législatives (octobre-décembre) sont organisées, remportées largement par les partis pro-gouvernementaux, notamment Mostaqbal Watan. Le Parlement autorise en juillet un possible envoi de troupes à l'étranger, dans le contexte du conflit libyen ; l'Égypte reste engagée dans les négociations tendues avec l'Éthiopie sur le barrage de la Renaissance.
⚖️ Économie et société
La population, concentrée dans la vallée et le delta du Nil, subit les effets de la pandémie : le tourisme s'effondre au printemps et un couvre-feu est instauré. L'Égypte est l'une des rares économies de la région à éviter la récession, avec une croissance positive d'environ 3,6 % selon le FMI. Le pays poursuit la construction de la nouvelle capitale administrative à l'est du Caire et de grands chantiers d'infrastructures.
🔬 Sciences
Les autorités sanitaires organisent le dépistage et la prise en charge du COVID-19 ; l'Égypte participe plus tard à des essais de vaccins, avec des premières vaccinations début 2021.
🎭 Culture
Les musées et sites archéologiques ferment temporairement au printemps, puis rouvrent en juillet. Les travaux du Grand Musée égyptien près des pyramides de Gizeh se poursuivent, et des découvertes archéologiques, comme des dizaines de sarcophages à Saqqarah, sont annoncées.
Événements marquants
- Le 14 février, premier cas de COVID-19 confirmé en Égypte, un ressortissant étranger.
- Le 20 juillet, le Parlement approuve l'envoi éventuel de forces militaires à l'étranger, en lien avec la Libye.
- Le 11 et 12 août, premier tour des élections sénatoriales, le premier scrutin de ce type depuis la réintroduction du Sénat.
Contexte de l'époque
- depuis 2014
Abdel Fattah al-Sissi est président depuis 2014 ; la réforme constitutionnelle de 2019 a prolongé son mandat jusqu'en 2030.
- 2011–2020
Après la révolution de 2011, le pays connaît une instabilité politique puis un retour à un pouvoir fort, avec un programme de réformes soutenu par le FMI depuis 2016.
- 2011–2020
La construction du barrage de la Renaissance en Éthiopie nourrit un différend durable sur le partage des eaux du Nil.