En 2020, l'Algérie, république présidée par Abdelmadjid Tebboune (élu en décembre 2019), est marquée par la pandémie de Covid-19, la chute des revenus pétroliers et gaziers et la fin du mouvement de contestation du Hirak, suspendu en mars.
🏛️ Politique
Le président Abdelmadjid Tebboune, investi en décembre 2019, gouverne avec le Premier ministre Abdelaziz Djerad. Un projet de révision constitutionnelle est soumis à référendum le 1er novembre, avec une participation officielle d'environ 23 % et une large majorité de oui. Les poursuites contre des militants et journalistes du Hirak se multiplient, dont le journaliste Khaled Drareni, condamné en septembre à deux ans de prison en première instance. Le président est hospitalisé en Allemagne fin octobre après avoir contracté le Covid-19.
⚖️ Économie et société
La baisse des prix des hydrocarbures et le confinement entraînent une récession (PIB en recul d'environ 5 %) et réduisent les réserves de change. Le gouvernement diminue les dépenses publiques. Le pays, d'environ 44 millions d'habitants, connaît des mesures sanitaires : confinement partiel, fermeture des frontières dès mars, suspension des vols et des rassemblements.
🔬 Sciences
Le système de santé fait face à la première vague de Covid-19, avec des tensions sur les hôpitaux, notamment en juillet. L'Algérie utilise la chloroquine dans ses protocoles de traitement.
🎭 Culture
Les salles, festivals et lieux culturels sont fermés ou annulés par la pandémie ; la scène culturelle reste liée à l'expression du Hirak (chansons, graffitis, slogans).
Événements marquants
- Le 25 février, premier cas de Covid-19 en Algérie, un ressortissant italien.
- Le 15 septembre, le journaliste Khaled Drareni est condamné à deux ans de prison ferme.
- Le 1er novembre, référendum sur la révision de la Constitution, adoptée avec une faible participation.
Contexte de l'époque
- 2019–2021
Le Hirak, mouvement populaire né en février 2019 contre un cinquième mandat de Bouteflika, réclame un changement de système et se suspend avec la pandémie.
- depuis 2014
La chute des cours du pétrole pèse sur l'économie, très dépendante des hydrocarbures.