En 1991, le Royaume du Maroc est une monarchie dirigée par Hassan II, d'environ 25 millions d'habitants. Le pays est marqué par le cessez-le-feu au Sahara occidental et par la crise du Golfe, où il envoie un contingent symbolique dans la coalition.
🏛️ Politique
Hassan II domine le pouvoir exécutif ; le gouvernement est dirigé par le Premier ministre Azzedine Laraki, et le Parlement est issu des élections de 1984. Le roi concentre l'essentiel des décisions. Le cessez-le-feu entre le Maroc et le Front Polisario entre en vigueur en septembre, sous l'égide de l'ONU, avec la création de la MINURSO destinée à organiser un référendum d'autodétermination.
⚖️ Économie et société
L'économie repose sur l'agriculture, les phosphates, le textile, le tourisme et les transferts des Marocains résidant à l'étranger. Le pays poursuit les programmes d'ajustement structurel et de privatisations engagés depuis les années 1980.
🔬 Sciences
Aucun fait scientifique marquant propre au Maroc en 1991 n'est clairement établi ; les universités et instituts, comme l'Institut agronomique et vétérinaire Hassan II, poursuivent leurs activités.
🎭 Culture
La vie culturelle associe traditions arabo-berbères, expression française et arabe, musique populaire (chaâbi, groupes comme Nass El Ghiwane) et cinéma national en développement. Les amazighophones restent peu reconnus officiellement.
Événements marquants
- Le Conseil de sécurité de l'ONU crée la MINURSO (résolution 690, 29 avril) pour organiser un référendum au Sahara occidental.
- Le cessez-le-feu au Sahara occidental entre le Maroc et le Polisario entre en vigueur le 6 septembre, sous supervision de l'ONU.
Contexte de l'époque
- 1961–1999
Règne de Hassan II, marqué par un pouvoir monarchique fort, les tentatives de coup d'État de 1971-1972 et les « années de plomb ».
- 1975–1991
Conflit du Sahara occidental après la Marche verte de 1975, opposant le Maroc au Front Polisario, soutenu par l'Algérie.
- 1990–1991
Guerre du Golfe : le Maroc rejoint la coalition anti-irakienne tout en faisant face à une opinion publique partagée.