En 1961, le Mexique est une république fédérale d'environ 35 millions d'habitants, gouvernée par le président Adolfo López Mateos (PRI), dans une période de forte croissance économique appelée « miracle mexicain ». Le pays affirme une politique étrangère indépendante face aux États-Unis, notamment en refusant de rompre avec Cuba castriste.
🏛️ Politique
Le Parti révolutionnaire institutionnel (PRI) domine seul la vie politique ; le président López Mateos (en fonction depuis décembre 1958) dirige un système très centralisé. Le Mexique défend le principe de non-intervention et maintient ses relations diplomatiques avec Cuba. Le gouvernement mène une politique de nationalisations et de réformes sociales, avec notamment la poursuite de la réforme agraire et le partage des bénéfices avec les travailleurs.
⚖️ Économie et société
L'économie connaît une croissance soutenue fondée sur l'industrialisation par substitution des importations, l'agriculture et le tourisme. La population s'urbanise rapidement, Mexico concentrant une part croissante des habitants. De fortes inégalités persistent entre villes et campagnes, et entre le nord industriel et le sud rural, où vivent de nombreuses populations indigènes.
🔬 Sciences
L'Université nationale autonome du Mexique (UNAM), installée dans la Ciudad Universitaria, est le centre principal de la recherche. Les institutions scientifiques et techniques, comme l'Institut polytechnique national, se développent.
🎭 Culture
Le muralisme (Rivera, Orozco, Siqueiros) reste une référence ; Siqueiros est emprisonné de 1960 à 1964 pour « dissolution sociale ». La littérature est marquée par Juan Rulfo et Carlos Fuentes, dont le roman « La mort d'Artemio Cruz » paraît en 1962. Le cinéma mexicain, après son âge d'or, reste actif ; Luis Buñuel, installé au Mexique, y tourne des films.
Événements marquants
Aucun événement précisément daté connu pour cette année.
Contexte de l'époque
- 1958–1964
Présidence d'Adolfo López Mateos, marquée par la nationalisation de l'industrie électrique (1960) et par une politique de gauche modérée sur la scène internationale.
- 1940–1970
« Miracle mexicain » : croissance annuelle d'environ 6 % et stabilité politique sous la domination du PRI.
- 1959–1962
La révolution cubaine et la guerre froide placent le Mexique en position d'équilibre entre Washington et La Havane.