En 1961, l'Argentine est une république fédérale présidée par Arturo Frondizi (UCRI), élu en 1958, dont le gouvernement reste sous la pression constante des forces armées et du péronisme interdit.
🏛️ Politique
Le président Arturo Frondizi gouverne avec une base parlementaire fragile ; le péronisme reste proscrit, et les militaires exercent une tutelle informelle, intervenant régulièrement dans les décisions politiques. Frondizi mène une politique étrangère autonome, avec une position ambiguë envers Cuba, qui irrite les militaires ; il rencontre notamment Che Guevara en août à Buenos Aires.
⚖️ Économie et société
L'économie est marquée par un plan de stabilisation et de développement (désarrimage de l'inflation, ouverture aux capitaux étrangers, priorité au pétrole, à la sidérurgie et à l'industrie automobile), au prix de tensions sociales et d'une forte inflation. Le pays est largement urbanisé et alphabétisé, avec une classe moyenne importante et un mouvement syndical puissant, d'orientation péroniste pour une grande part.
🔬 Sciences
La recherche scientifique se structure autour du CONICET (créé en 1958) et de l'Université de Buenos Aires, dont la faculté des sciences exactes connaît une période d'effervescence sous l'impulsion de chercheurs comme Manuel Sadosky.
🎭 Culture
La scène culturelle de Buenos Aires est très active : théâtre indépendant, cinéma de la « nouvelle vague » argentine, littérature (Borges, Cortázar, Sábato) et tango rénové par Astor Piazzolla.
Événements marquants
Aucun événement précisément daté connu pour cette année.
Contexte de l'époque
- 1958–1962
Présidence d'Arturo Frondizi, qui s'achève par son renversement par l'armée en mars 1962.
- 1955–1973
Période de proscription du péronisme après la chute de Perón, marquée par l'instabilité politique et les coups d'État militaires.
- vers 1958–1962
Politique développementiste (desarrollismo) visant l'industrialisation par les investissements étrangers.