En 1939, l'Arménie est une république soviétique (RSS d'Arménie), membre de l'URSS depuis 1936 en tant que république fédérée à part entière, avec Erevan pour capitale ; sa population, majoritairement arménienne, avoisine 1,3 million d'habitants.
🏛️ Politique
La RSS d'Arménie est dirigée par le Parti communiste d'Arménie, subordonné à Moscou ; le premier secrétaire est Grigori Aroutiounov (Haroutiounian), en poste depuis 1937 après les purges. L'autonomie réelle est très limitée. Les répressions de la Grande Terreur (1937-1938) ont frappé les cadres et l'intelligentsia ; en 1939 leur ampleur diminue après la chute de Iejov.
⚖️ Économie et société
L'économie est planifiée : industrialisation (chimie, caoutchouc synthétique, hydroélectricité, cuivre), collectivisation agricole achevée (coton, vignes, fruits). Erevan se transforme sous l'impulsion du plan d'urbanisme d'Alexandre Tamanian.
🔬 Sciences
Des institutions scientifiques se développent : la branche arménienne de l'Académie des sciences d'URSS existe depuis 1935, et l'Observatoire de Byurakan est en préparation (fondé en 1946 par Viktor Ambartsoumian).
🎭 Culture
La culture est encadrée par le réalisme socialiste. Le compositeur Aram Khatchatourian, d'origine arménienne, est célèbre à l'échelle soviétique ; le poète Yeghishe Charents, arrêté en 1937, est mort en détention en 1937. L'Opéra d'Erevan est actif.
Événements marquants
Aucun événement précisément daté connu pour cette année.
Contexte de l'époque
- 1920–1991
Sovietisation de l'Arménie fin 1920, puis intégration à la Fédération de Transcaucasie (1922-1936), et statut de république fédérée de l'URSS.
- 1936–1938
Grande Terreur stalinienne : arrestations et exécutions massives, touchant aussi les élites arméniennes.
- 1939–1945
Seconde Guerre mondiale : l'Arménie soviétique fournit environ 300 000 soldats à l'Armée rouge à partir de 1941.