Cuba, république indépendante depuis 1902 et peuplée d'environ 4 millions d'habitants, est en 1936 sous l'influence du colonel Fulgencio Batista, chef de l'armée, tandis que la présidence change de mains après une crise institutionnelle.
🏛️ Politique
Les élections générales du 10 janvier voient la victoire de Miguel Mariano Gómez, maire de La Havane, qui prend ses fonctions le 20 mai. Carlos Mendieta, président par intérim, avait été remplacé par José A. Barnet pendant la période de transition électorale. Gómez entre en conflit avec Batista, notamment à propos d'un projet de taxe destiné à financer des écoles rurales gérées par l'armée. La Chambre le destitue le 24 décembre, et le vice-président Federico Laredo Brú lui succède.
⚖️ Économie et société
L'économie repose largement sur le sucre, dont les exportations vers les États-Unis dépendent du système de quotas instauré après 1934. Le pays reste marqué par les séquelles de la crise des années 1930, avec un chômage élevé et des tensions sociales.
🔬 Sciences
Aucune information fiable n'est disponible sur ce sujet précis pour 1936.
🎭 Culture
La vie culturelle cubaine est dynamique, avec le rayonnement de la musique populaire (son, rumba) à La Havane et le mouvement afro-cubain. Le poète Nicolás Guillén, engagé politiquement, est actif à cette époque.
Événements marquants
- Élections générales : Miguel Mariano Gómez est élu à la présidence.
- Miguel Mariano Gómez est investi président de la République.
- Le Sénat destitue le président Gómez ; Federico Laredo Brú lui succède.
Contexte de l'époque
- 1933–1940
Après la chute de Gerardo Machado et la « révolte des sergents » de 1933, Batista domine la vie politique en contrôlant l'armée et en nommant ou renversant des présidents.
- 1934–1940
L'abrogation de l'amendement Platt en 1934 met fin au droit d'intervention américain, mais Cuba reste économiquement dépendante des États-Unis.