En 1929, l'Éthiopie est un empire chrétien orthodoxe et multiethnique, dirigé depuis Addis-Abeba, indépendant et membre de la Société des Nations depuis 1923. Le régent Ras Tafari Makonnen gouverne au nom de l'impératrice Zewditu, et son pouvoir ne cesse de se renforcer.
🏛️ Politique
Ras Tafari, régent et héritier du trône depuis 1916, est aussi roi (negus) depuis 1928 et concentre l'essentiel du pouvoir. Il poursuit la centralisation de l'État au détriment des grands seigneurs régionaux et de la vieille garde conservatrice. Le pays maintient des relations diplomatiques avec l'Italie, la France et le Royaume-Uni, qui l'entourent par leurs colonies. Un traité d'amitié italo-éthiopien signé en 1928 est en vigueur.
⚖️ Économie et société
La population, majoritairement paysanne, vit d'agriculture et d'élevage sous un régime de tenure foncière lié au système féodal. Le commerce passe en grande partie par le chemin de fer Addis-Abeba–Djibouti, ouvert dans les années 1917, et par le café et les peaux à l'exportation. L'esclavage existe encore, malgré les engagements officiels de lutte contre cette pratique pris pour entrer à la SDN.
🔬 Sciences
L'enseignement moderne reste embryonnaire : quelques écoles de type occidental existent à Addis-Abeba, et l'Église orthodoxe assure l'instruction traditionnelle. Peu d'informations précises sont disponibles pour cette année.
🎭 Culture
La culture est dominée par l'Église orthodoxe éthiopienne (Tewahedo), avec la langue ge'ez liturgique et l'amharique, langue de l'administration. Une imprimerie et un journal existent dans la capitale.
Événements marquants
Aucun événement précisément daté connu pour cette année.
Contexte de l'époque
- 1916–1930
Régence de Ras Tafari pour l'impératrice Zewditu, jusqu'à la mort de celle-ci en 1930, qui le porte à l'empire sous le nom d'Haïlé Sélassié Ier.
- 1923–1936
L'Éthiopie est membre de la Société des Nations jusqu'à l'invasion italienne de 1935-1936.
- 1920–1930
Modernisation progressive : voyages européens de Tafari en 1924, introduction de techniques et de conseillers étrangers.