En 1776, la Sicile fait partie du royaume des Deux-Siciles, dirigé par Ferdinand IV (Ferdinand III de Sicile) de la maison de Bourbon, avec Naples pour capitale et un vice-roi à Palerme. Le royaume est gouverné en pratique par le ministre Bernardo Tanucci, puis par d'autres hommes de confiance de la reine Marie-Caroline.
🏛️ Politique
La Sicile conserve ses institutions propres (Parlement composé de trois bras : ecclésiastique, baronnial et domanial) et est administrée par un vice-roi résidant à Palerme. La noblesse baronniale conserve une forte influence locale. Bernardo Tanucci est écarté du pouvoir en 1776, remplacé à la tête du gouvernement napolitain par le marquis de la Sambuca, ancien ambassadeur, sous l'influence de Marie-Caroline.
⚖️ Économie et société
L'économie sicilienne repose surtout sur l'agriculture céréalière des grands domaines (latifundia) appartenant à la noblesse et à l'Église, ainsi que sur l'exportation de blé, de soufre, de soie et de vin. La paysannerie vit dans des conditions souvent précaires. La population de l'île est estimée à environ 1,5 à 1,6 million d'habitants, Palerme étant la plus grande ville, avec environ 100 000 habitants.
🔬 Sciences
À Palerme, l'astronome Giuseppe Piazzi enseigne les mathématiques et l'astronomie à l'Académie. L'observatoire de Palerme n'est cependant fondé que plus tard, avec la construction de la tour dans les années 1790.
🎭 Culture
La vie culturelle sicilienne est marquée par le baroque tardif et par les débuts des idées des Lumières, portées par des réformateurs et intellectuels comme ceux gravitant autour de Palerme et de Catane. Les monuments baroques de Noto, Catane et Palerme dominent le paysage urbain.
Événements marquants
Aucun événement précisément daté connu pour cette année.
Contexte de l'époque
- 1759–1816
Règne de Ferdinand IV de Naples (III de Sicile), souverain des Deux-Siciles avant leur unification officielle en 1816.
- 1734–1860
La Sicile et Naples sont gouvernées par la dynastie des Bourbons d'Espagne, après la conquête de Charles de Bourbon.
- vers 1770–1790
Des tentatives de réformes inspirées des Lumières cherchent à limiter les privilèges féodaux et ecclésiastiques, notamment sous le vice-roi Domenico Caracciolo (1781–1786).