En 1766, le territoire de l'actuel Niger ne forme pas un État unifié : il est partagé entre sultanats, cités haoussa, populations touarègues, kanouri, songhaï-zarma et peules. Les informations précises sur cette année sont rares.
🏛️ Politique
Le sud-est relève de l'empire du Kanem-Bornou, notamment la région de Diffa. L'Aïr est dominé par le sultanat d'Agadez, dirigé par un sultan touareg. Les cités haoussa du centre-sud (Maradi, Tessaoua, Gobir, Katsina) sont des États rivaux, et l'ouest est une zone de chefferies songhaï-zarma après la chute de l'empire songhaï. Aucune information fiable n'est disponible sur des décisions politiques précises prises cette année-là.
⚖️ Économie et société
Les sédentaires haoussa, zarma et songhaï pratiquent l'agriculture (mil, sorgho) le long du fleuve Niger et au sud. Les Touaregs, Toubous et Peuls pratiquent l'élevage nomade ou semi-nomade. Agadez et les routes transsahariennes assurent le commerce du sel (Bilma, Kawar), du natron, des esclaves et de produits manufacturés.
🔬 Sciences
Aucune information fiable n'est disponible sur ce sujet pour 1766. On sait que l'enseignement coranique et le savoir islamique se transmettent à Agadez et dans les cités haoussa.
🎭 Culture
L'islam est largement implanté dans les villes et chez les élites, coexistant avec des cultes traditionnels, notamment chez les Haoussa animistes (Maguzawa) et les Zarma. L'architecture en banco, dont la mosquée d'Agadez, et la tradition orale des griots caractérisent la région.
Événements marquants
Aucun événement précisément daté connu pour cette année.
Contexte de l'époque
- vers 1591–XIXe siècle
Après la défaite de l'empire songhaï face au Maroc, l'ouest nigérien se fragmente en petites chefferies zarma et songhaï.
- XVIIIe siècle
Les États haoussa se concurrencent, tandis que le Gobir gagne en puissance avant le djihad de Sokoto du début du XIXe siècle.
- XVIe–XIXe siècle
Le Kanem-Bornou contrôle le bassin du lac Tchad, dont le sud-est nigérien, jusqu'à son déclin au XIXe siècle.