L'Empire moghol, dirigé par l'empereur Muhammad Shah depuis Delhi, est en 1742 un État affaibli, dont l'autorité effective se limite largement à la région de Delhi, tandis que les provinces (Bengale, Awadh, Hyderabad) sont gouvernées par des dynasties quasi autonomes. Les suites du sac de Delhi par Nader Shah (1739) pèsent encore sur les finances et le prestige de la cour.
🏛️ Politique
Muhammad Shah règne nominalement sur l'empire ; le pouvoir central est miné par les rivalités de factions à la cour, tandis que les gouverneurs provinciaux (nawabs du Bengale, d'Awadh, nizam d'Hyderabad) agissent de façon largement indépendante tout en reconnaissant la suzeraineté impériale. Les Marathes, sous le peshwa Balaji Baji Rao, étendent leur influence en Inde centrale et du nord ; leurs incursions au Bengale (raids dits des Bargis) commencent en 1742 sous Raghuji Bhonsle contre le nawab Alivardi Khan.
⚖️ Économie et société
La société moghole repose sur une économie agraire, avec un artisanat textile et un commerce actifs, notamment au Bengale, grande région exportatrice de textiles et de soie vers les compagnies européennes. Les revenus fiscaux du centre déclinent à mesure que les provinces retiennent leurs recettes.
🔬 Sciences
À Jaipur, le maharaja Sawai Jai Singh II, lié à la cour moghole, a fait édifier des observatoires astronomiques (Jantar Mantar) ; il meurt en 1743, et ses travaux d'astronomie se poursuivent à cette période.
🎭 Culture
Delhi demeure un centre de la poésie ourdoue et persane et de la musique, sous le mécénat de la cour de Muhammad Shah, dit « Rangila », ainsi que de la peinture de miniatures de style moghol tardif.
Événements marquants
Aucun événement précisément daté connu pour cette année.
Contexte de l'époque
- 1719–1748
Règne de Muhammad Shah, marqué par la fragmentation de l'empire et la perte de contrôle sur les provinces.
- 1739
L'invasion de Nader Shah et le sac de Delhi affaiblissent durablement le prestige impérial.
- vers 1707–1760
Après la mort d'Aurangzeb, l'empire décline face à l'essor marathe et à l'autonomie des États successeurs.