En 1683, les Aïnous vivent à Ezo (Hokkaidō), dans le sud de Sakhaline et aux îles Kouriles, en communautés de chasseurs, pêcheurs et cueilleurs organisées en villages (kotan) autour de chefs locaux, sans État unifié. Ils commercent avec le domaine japonais de Matsumae.
🏛️ Politique
Les Aïnous sont organisés en groupes locaux et en confédérations lâches de villages, dirigés par des chefs (ou aînés) ; il n'existe pas d'autorité centrale. Leurs relations avec le domaine de Matsumae, mandaté par le shogunat Tokugawa pour le commerce avec eux, sont de plus en plus inégales. Les Aïnous n'ont donc pas de structure politique unifiée à cette date.
⚖️ Économie et société
L'économie repose sur la chasse (ours, cerf), la pêche au saumon, la cueillette et un peu d'agriculture ; ils échangent fourrures, poissons séchés, aigle et autres produits contre fer, riz, laques et textiles japonais. Le système des « lieux de commerce » (basho) de Matsumae se développe, plaçant progressivement les Aïnous sous dépendance économique.
🔬 Sciences
Les Aïnous détiennent des savoirs empiriques sur la faune, la flore, la navigation côtière, la pêche, la chasse et les plantes médicinales, transmis oralement. Il n'existe pas de science formalisée ni d'écriture à cette date.
🎭 Culture
Leur culture orale transmet les yukar (épopées), et leur religion animiste vénère des kamuy (esprits) présents dans la nature, notamment l'ours, célébré lors du rituel iyomante. Vêtements en fibre d'écorce d'orme (attus) aux motifs brodés, maisons à toit de chaume (chise).
Événements marquants
Aucun événement précisément daté connu pour cette année.
Contexte de l'époque
- 1669–1672
La révolte de Shakushain, menée contre Matsumae, a été écrasée ; elle a renforcé la domination du domaine sur le commerce avec les Aïnous.
- XVIIe–XVIIIe siècle
Le shogunat Tokugawa règne sur le Japon ; Matsumae détient le monopole du commerce avec les Aïnous et les termes d'échange se dégradent peu à peu.
- vers 1640–1700
Les Russes progressent en Sibérie orientale, mais n'atteignent les Kouriles que plus tard, au début du XVIIIe siècle.