En 1648, le territoire de l'actuel Alabama est habité uniquement par des peuples amérindiens, notamment les Muscogees (Creeks), les Alabama, les Koasati, les Chickasaw, les Choctaw et les Cherokee au nord-est. Aucune colonie européenne permanente n'y existe encore ; l'entité « Alabama » n'a pas d'existence politique à cette date.
🏛️ Politique
Les peuples de la région vivent en chefferies et en villages autonomes, souvent regroupés en confédérations lâches (futurs Creeks), avec des chefs, des conseils de village et des clans matrilinéaires. Il n'existe pas d'État ni d'administration européenne sur le territoire ; l'Espagne revendique nominalement la Floride, sans présence effective en Alabama.
⚖️ Économie et société
Les populations pratiquent l'agriculture du maïs, des haricots et des courges, complétée par la chasse (cerf) et la pêche, dans des villages le long des rivières (Coosa, Tallapoosa, Alabama, Tombigbee). Les échanges entre groupes autochtones se font sur de longues distances ; les effets des épidémies introduites depuis le XVIe siècle ont fortement réduit et recomposé les populations.
🔬 Sciences
Les savoirs sont transmis oralement : connaissance des plantes médicinales, des cycles agricoles et de la navigation fluviale, avec fabrication d'outils en pierre, os et pirogues. Aucune science écrite n'est attestée localement.
🎭 Culture
Les sociétés de la région relèvent des traditions mississippiennes tardives : poterie, cérémonies liées au maïs, jeux de balle, récits oraux et organisation clanique. Les grands centres à tertres sont en grande partie abandonnés ou transformés depuis le XVIe siècle, et les détails de la vie culturelle en 1648 sont peu documentés.
Événements marquants
Aucun événement précisément daté connu pour cette année.
Contexte de l'époque
- 1540–1700 environ
Après l'expédition de Hernando de Soto (1540), les contacts européens directs sont rares dans la région ; les épidémies et les bouleversements sociaux entraînent la disparition de chefferies et la formation de nouveaux groupes.
- vers 1670–1700
Le commerce de peaux de cerf et d'esclaves amérindiens avec les Anglais de Caroline, puis la fondation française de Mobile (1702), transformeront la région.