En 1066, le plateau tibétain est habité par des populations tibétaines, pasteurs nomades et agriculteurs sédentaires des vallées, structurées en clans, familles aristocratiques et monastères bouddhiques. Depuis l'effondrement de l'empire au IXe siècle, il n'existe plus d'État unifié : le pouvoir est fragmenté entre lignages locaux.
🏛️ Politique
Le pouvoir est morcelé entre seigneuries et lignages issus de l'ancienne dynastie royale, notamment dans l'ouest (Gugé-Purang, Ladakh, Zanskar) et dans le centre (Ü-Tsang), ainsi que des chefferies dans l'est (Amdo, Kham). Aucun gouvernement central n'existe alors sur l'ensemble du Tibet. Dans le nord-est (Amdo), la principauté tibétaine de Tsongkha, autour de Qinghai, est en relation avec les Song et les Xia occidentaux, mais les détails de sa situation précise en 1066 sont incertains.
⚖️ Économie et société
L'économie repose sur l'élevage (yacks, moutons, chevaux), l'orge cultivée dans les vallées et le commerce caravanier du sel, de la laine, du thé et des chevaux avec la Chine, l'Inde et le Népal. La société est composée d'aristocrates, de communautés monastiques, de paysans et de nomades.
🔬 Sciences
Les savoirs sont surtout transmis dans les monastères : médecine tibétaine, astronomie et calendrier, influencés par l'Inde et la Chine. Les traductions de textes sanskrits se poursuivent dans le cadre de la « seconde diffusion » du bouddhisme.
🎭 Culture
Le bouddhisme connaît la « seconde diffusion » : des lignées comme les Kadampa, fondée sur l'héritage d'Atisha, et les Sakya, dont le monastère est fondé en 1073, structurent la vie religieuse. Les traducteurs et maîtres voyagent entre le Tibet, le Cachemire et l'Inde. La tradition bön persiste également.
Événements marquants
Aucun événement précisément daté connu pour cette année.
Contexte de l'époque
- 842–vers 1247
Après l'effondrement de l'empire tibétain, le pays reste divisé en entités politiques rivales, sans autorité centrale, jusqu'à l'intégration progressive dans l'orbite mongole.
- Xe–XIIIe siècle
La seconde diffusion du bouddhisme voit la fondation de nombreux monastères et de lignées (Kadampa, Sakya, Kagyu), avec de nombreuses traductions de textes indiens.
- vers 1038–1227
À l'est et au nord-est, les Xia occidentaux (Tangut) dominent la région voisine et pèsent sur les populations tibétaines d'Amdo.