Vers 323 av. J.-C., la culture Chorrera occupe la côte et les basses terres de l'actuel Équateur (surtout les provinces de Guayas, Los Ríos, Manabí et Esmeraldas). Elle est à sa phase tardive, après un développement commencé vers 1300 av. J.-C. et qui s'achève vers 300 av. J.-C. Il s'agit d'une aire archéologique, sans État unifié.
🏛️ Politique
Les communautés Chorrera sont des sociétés agricoles sédentaires, vraisemblablement organisées en chefferies ou en groupes villageois avec des différenciations de statut, mais l'organisation exacte est mal connue. Il n'existe pas d'État ni de pouvoir central attesté à cette date.
⚖️ Économie et société
Les populations vivent dans des villages et pratiquent l'agriculture (maïs, manioc, courges, haricots probables), complétée par la pêche, la chasse et la cueillette de coquillages en zone côtière. Des échanges à longue distance sont attestés, notamment de coquillages (Spondylus) et d'obsidienne vers les Andes.
🔬 Sciences
Les Chorrera maîtrisent la céramique à engobe irisé, la taille de la pierre et le travail des coquillages. Les connaissances agricoles et de navigation côtière restent déduites de l'archéologie, sans écrit.
🎭 Culture
La céramique Chorrera est réputée : bouteilles-sifflets, vases zoomorphes et phytomorphes aux formes réalistes, figurines creuses et pièces à décor peint ou incisé. Les figurines et les bouteilles-sifflets reflètent une riche vie rituelle et symbolique.
Événements marquants
Aucun événement précisément daté connu pour cette année.
Contexte de l'époque
- vers 1300–300 av. J.-C.
La culture Chorrera se développe sur la côte équatorienne, succédant à la culture Valdivia et à la phase Machalilla, et exerce une influence étendue sur les régions voisines.
- vers 300 av. J.-C. – 500 apr. J.-C.
Après Chorrera apparaissent des cultures régionales (Jama-Coaque, La Tolita, Guangala, Bahía) marquées par une plus grande différenciation locale.